Depuis quelque mois une nouvelle tendance semble se dégager au niveau de la mise en avant des artistes Autoproduits.
De nouvelle plateformes émergent avec pour mission de mettre les artistes sur les principales plateformes de téléchargement légal.
Parmis les noms à la mode dans le domaine on peut trouver BELIEVE , WILD PALM MUSIC (qui sont actuellement les plus actifs) mais le site Suisse MADE IN MUSIC par exemple est déjà sur le marché depuis longtemps et de nombreux nouveaux vont se presser au portillon.
Certains de ces nouveaux acteurs sont des spécialistes Internet et d’autres sont des anciens de Majors qui ont décidé de rouler à leur compte.
Nous allons détailler ce nouveau modèle économique qui s’inspire du modèle de vente Pyramidal.
Depuis quelque mois une nouvelle tendance semble se dégager au niveau de la mise en avant des artistes Autoproduits. De nouvelle plateformes émergent avec pour mission de mettre les artistes sur les principales plateformes de téléchargement légal. Parmis les noms à la mode dans le domaine on peut trouver BELIEVE , WILD PALM MUSIC (qui sont actuellement les plus actifs) mais le site Suisse MADE IN MUSIC par exemple est déjà sur le marché depuis longtemps et de nombreux nouveaux vont se presser au portillon.
Certains de ces nouveaux acteurs sont des spécialistes Internet et d’autres sont des anciens de Majors qui ont décidé de rouler à leur compte.
Nous allons détailler ce nouveau modèle économique qui s’inspire du modèle de vente Pyramidal.
- Tout d’abord la sélection des artistes :
La sélection est quasi inexistante car le système pyramidal fonctionne uniquement sur le volume. La plupart donc des artistes autoproduits sont accueillis dans ce système, sauf bien sur, si dès qu’ils se mettent à chanter on a envie de chausser ses boules quies.
- Ce qu’on propose aux artistes :
On leur propose d’intégrer les plateformes de téléchargement légal connues ou de distribuer pour leur compte leur musique grâce au téléchargement. L’artiste touche un pourcentage de chaque téléchargement.
- Les contrats :
Ils sont en général très proches les uns des autres. (J’ai eu l’occasion d’en lire deux et j’ai ouie dire de certaines clauses d’autres via les artistes eux-mêmes) Certains points sont à surveiller et peuvent faire la différence entre deux sociétés qui proposent ce service.
LES 4 POINTS PRINCIPAUX A SURVEILLER DANS LE CONTRAT :
- Les clauses d’exclusivité : Attention de ne pas signer n’importe quoi. Nous verrons plus loin que vu les gains que les sociétés peuvent espérer proportionnellement aux artistes, ces clauses d’exclusivité n’ont pas forcément raison d’être si il n’y a pas un tiers intermédiaire dans le processus.
- La durée de l’engagement : La plupart des contrats demandent aux artistes de s’engager pour plusieurs années, chose qui pourrait être jugée normale dans le cas ou la société de son côté s’engagerais à obtenir des résultats pour l’artiste mais en général ce n’est pas le cas. En théorie un engagement sur 1 an renouvelé chaque année automatiquement si l’artiste est satisfait me semble correct et au-delà d’un an ça devient très limite. Aujourd’hui on trouve des contrats avec un engagement sur 5 ans et peut être plus, je ne les connais pas tous.
- Le pourcentage de redistribution des ventes. Là encore c’est un point important qui peut être très variable. J’ai pu voir entre autre 50% pour l’artiste et 50% pour la société. Ca ne me parait pas suffisant comme pourcentage pour l’artiste, nous verrons d’ailleurs plus loin que la société n’a pas besoins d’avoir 50% pour gagner beaucoup d’argent, ce qui n’est pas le cas de l’artiste.
- Le minimum de payement et la fréquence de payement des ventes. Certains contrats mettent un minimum pour reverser le pourcentage des ventes à l’artiste. Ce minimum peut être très variable mais il ne doit pas être trop élevé car sinon l’artiste risque de ne jamais être payé alors que la société continue de gagner de l’argent sur le dos des artistes en plaçant les sommes non reversées. En général les sites les plus sérieux font des payements au moins tous les 15 jours et le minimum de payement à atteindre ne doit pas dépasser à mon sens 10 Euros. Si on regarde de gros sites qui ont réussit dans le domaine de l’Internet comme PRICEMINISTER ……on touche son argent régulièrement et sans limitation spéciale. La société qui cumule un montant haut et une fréquence faible va gagner beaucoup d’argent sur le dos des artistes. Prenons un exemple : MINI DE PAYMENT 100,00 Euros FREQUENCE DES PAYMENTS Tous les 3 mois. De nombreux artistes n’auront pas les 100 Euros nécessaires au bout de 3 mois et ils en reprendront pour autant. Certains artistes n’auront même jamais ces 100 Euros mais peut être 10, 50, 80 euros. Pour l’artiste on parle de petites sommes mais pour la société qui a signé sans véritable sélection plusieurs milliers d’artistes les sommes non payées peuvent être très importantes. En plaçant ces sommes la société va gagner de l’argent en plus de sa commission sur la vente des titres.
Je parlais du modèle Pyramidal, pour ceux qui ne connaissent pas, prenons un exemple concret. Le système pyramidal est représenté comme son nom l’indique par une pyramide. Le principe est simple, il y a peu de monde en haut de la pyramide et beaucoup de monde à la base. La base de la pyramide gagne peu d’argent mais permet à ceux qui sont en haut de la pyramide d’en gagner beaucoup.
Dans le cas concret qui nous intéresse, prenons une société qui ne fait pas vraiment de sélection et qui va faire signer des contrats à par exemple 10 000 Artistes. Prenons le cas ou la société et l’artiste touchent 50% des ventes du MP3. Le nombre d’artistes étant très important ils vont se retrouver noyés dans la masse et il sera difficile de vendre beaucoup de titres chacun. Par contre l’offre sera riche et au global la société vendra beaucoup de titres éclatés sur tous les artistes
Certains s’en sortiront mieux que d’autres mais au final nous allons prendre une moyenne de 100 titres téléchargés par artiste à 1 Euros et par an.(pour être large)
CHAQUE ARTISTE VA TOUCHER DONC EN MOYENNE
100 titres X 1 Euro X 50% = 50.00 Euros dans l’année
LA SOCIETE DE SON COTE VA TOUCHER
100 Titres X 1 Euro X 50% X 10 000 Artistes = 500 000 Euros C’est pas mal compte tenu de l’investissement qui est minime. Dans le cas ou la société revend à une plateforme de téléchargement légal il n’y a même pas d’investissement technique. (Il faudra rétribuer la tierce plateforme par contre)
Pour peu que la société ai un montant minimum de payement des ventes supérieur à 50 Euros, l’artiste ne touchera rien la première année et la société placera cet argent qui dort pour le faire travailler à son compte.
Alors la question est……ce système est il satisfaisant ? Je dirais OUI ! …..pour les sociétés ………..mais NON pour les artistes.
Existe-t-il d’autres possibilités de remplacement pour les artistes aujourd’hui ? NON
Y a t’il des solutions ? Sûrement, il y en a toujours.
Aujourd’hui on dit que les Majors ne créent rien et sont les principaux bénéficiaires du système. Le risque est de reproduire le même processus ailleurs sauf que dans notre cas par contre il y a du choix ……donc c’est beaucoup mieux.(il faut être juste et le reconnaître) Ce modèle vient en plus du système Majors qui engloutit 90% du magot, donc il reste 10% à partager entre un nombre important d’artistes et sur ces 10% les intermédiaires vont prendre la plus grosse partie.
On voit que les Intermédiaires entre l’artiste et le Public ont tendance à tout vampiriser et sont les principaux bénéficiaires d’un système pyramidal.
A l’époque ou on réfléchit à de nouvelles lois peut être faudrait il faire une loi qui faciliterait la vie aux artistes économiquement pour leur permettre de se passer des intermédiaires et distribuer eux même leur musique simplement avec par exemple une structure bénévole qui fournirait les outils nécessaire de la promotion voir de la vente …..LA SACEM par exemple dont le but est d’aider les artistes non ?
Il y a sûrement d’autres solutions, mais qui ne seront pas du goût des intermédiaires
En tout cas voilà la situation actuelle en attendant de voir ce que les décisions qui seront prises prochainement à l’assemblée nationale vont changer concrètement (En mieux ou en pire)
Pour conclure je dirais qu’à défaut de mieux aujourd’hui les artistes peuvent signer avec ce type de sociétés mais qu’il faut être vigilant sur les clauses des contrats pour choisir la meilleure. D’autant plus vigilants que ces sociétés vont se multiplier.
Jeff Djjeffouille Project http://www.themeilleurofleweb.com








Un commentaire
Excellent
Franchement c’est une bonne initiative cette article ! Merci de nous faire connaître ce nouveau marché dans les détails, très intéressant.
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