Les artistes non-inscrits à la SACEM ont désormais une nouvelle alternative : L’AIMSA “No Sacem Inside”. Née de la rencontre de deux passionnés de musique et de liberté, l’association AIMSA a vu le jour dans l’urgence du projet de loi DADVSI voté par des députés aux ordres des majors et de l’industrie du disque. Face à la concurrence déloyale de ces grands groupes qui avec la complicité de la SACEM monopolisent les masses médias et ne veulent surtout pas de libre circulation des œuvres d’artistes en dehors de leurs juteux circuits, des voix s’élèvent. Lisez la suite pour savoir ce que propose vraiment cette nouvelle association…
Benoît notre infographiste, Djjeffouille producteur à fonds perdus d’artistes indépendant, Mallis président de la grosse radio et TerPacific artiste autoproduit, tous les quatre de nombreuses fois et sur de nombreux forums au travers d’un certain nombre d’actions (pétitions, remplissage des boîtes e-mail des députés, organisation de débats, etc..) ont déjà fait parler la poudre contre l’iniquité de ce projet de loi.
Il est évident qu’un artiste qui consacre des heures, des jours, des semaines de son temps dans la conception, la réalisation et la promotion de ses œuvres a parfaitement le droit d’en espérer retirer un profit moral ou monétaire. Mais encore faut-il savoir de quoi l’on parle, quelle chance les artistes autoproduits ont-ils d’atteindre leur Public avec le système médiatico-économique actuel et quelle est la juste répartition des millions d’euros engrangés par la SACEM chaque année ???
Plus pour les artistes qui, bénéficiant de l’impact publicitaire des masses médias, gagnent déjà plus en une année ce que la plupart d’entre nous ne gagnerons jamais en une vie ???
Ou plus pour les associations, les bénévoles qui font vivre les nombreuses scènes locales et/ou permettent aux artistes d’assurer constamment le renouveau culturel en créant des œuvres non formatées.
Plus pour les majors qui se plaignent de moins vendre de cd mais qui bradent leurs artistes en sonnerie téléphone dont les profits explosent ?
Ou plus pour que des producteurs aventureux, des diffuseurs qui ne sont pas à la recherche de profits immédiats. Plus pour des artistes qui créent les sons de demain, les nouvelles façons de faire et d’écouter de la musique.
Et les auditeurs dans tous ça, n’ont-ils que le choix entre la soupe froide et le tube hot de l’été ? Tous n’ont pas la possibilité d’aller sur le web pour découvrir ce fourmillement artistique intense qui y règne et doivent se contenter des clips TV ou des FMs (bien que certaines heureusement donnent la priorité à la nouveauté) qui passent et repassent en boucle les mêmes artistes. C’est pourquoi l’AIMSA veut donner la place qui revient à chacun en proposant des actions concrètes :
- la protection gratuite des œuvres, je veux être diffusé sans toucher de droit d’auteur mais sans que quelqu’un ne vole, détourne ou remixe à son profit ou sans mon autorisation mes créations.
- La diffusion dans les lieux publics ou radio, grâce à un contrat passé entre l’AIMSA, l’artiste et le diffuseur. Celui-ci sera alors protégé des ingérences nombreuses de la SACEM, il lui suffira de produire une copie du contrat.
- La promotion, via notre site chaque artiste disposera d’un espace pour y placer un ou deux titres de son choix, un lien vers son site personnel, des photos et d’un forum. AIMSA proposera à ceux de son choix des actions ponctuelles comme être sur une compilation et/ou d’être dans la liste des artistes diffusés sur les lieux publics. D’autres actions seront envisagées dans l’avenir.
L’AIMSA souhaite la bienvenue à tous les artistes libres, indépendants et autoproduits et à tous les auditeurs dont les oreilles ne sont pas encore entièrement formatées.
SITE OFFICIEL DE L’AIMSA “NO SACEM INSIDE”
LE MOT DU PRESIDENT DE L’AIMSA :
Tout comme avec le droit du travail, la répartition des richesses via les baisses d’impôts, comme le système de santé, l’éducation, comme l’accès au logement, le bradage de l’eau, l’énergie, les autoroutes, ce gouvernement est décidé aussi à faire de la culture une affaire de fric. En favorisant, comme à son habitude, les bons copains déjà bien blindé question compte en banque, il reste cohérent avec sa politique de la France des bas-fonds.
Darwin a démontré au travers des lois de l’évolution que les espèces inadaptées disparaissaient. Hors vous, artistes AIMSA ou qui nous rejoindrez, nous ses fondateurs, eux toutes ces personnes qui travaillent, créent, gèrent bénévolement ou pire, à perte les secteurs divers et variés de la culture nous sommes des inadaptés au libéralisme économique et nous devons à terme nous effacer, laisser la place aux générateurs de profits.
Que ceci soit au détriment de la richesse culturelle, de la diversité, de la qualité, de l’ouverture d’esprit, bref, de l’évolution de l’homme des cavernes qui fait du commerce à coups de gourdin vers l’homme social, ouvert et communicatif, n’a que peu d’importance. Regardez autour de vous, la biodiversité, les tomates industrielles (elles sont dégueulasses mais elles rentrent juste pile poil dans leurs cartons d’emballage), les OGM, la guerre pour le pétrole, bientôt pour l’eau. La vache folle, le mouton à cinq pattes, la morue transsexuelle, la tortue marine qui s’étouffe avec un sac plastique… J’en passe et des meilleurs. Oui au nom du profit nos congénères marchent sur la tête, font du surplace depuis plusieurs millénaires et se massacrent avec allégresse.
Alors surgit de la nuit sur son cheval au galop, l’AIMSA, tel ces chevaliers grands défendeurs des causes perdues, vous proposent une alternative. Avec ses qualités, ses défauts, sa grosse envie de liberté, d’égalité, de fraternité (oui je sais… mais je crois qu’aujourd’hui nous portons beaucoup mieux ces trois mots que le fronton d’une république bananière).
Pour finir je voudrais relativiser avec ceci (c’est le dernier couplet de l’un de mes titres, un peu d’autopromotion ça fait pas de mal) :
Un jour la foule en masse ira au fond de l’impasse A sa place plus agile, une espèce plus subtile Marchera sur le fil de l’évolution volatile
ET C’EST TANT MIEUX !!!!!!!!
Votre président préféré (appelez-moi dieu)
Pascal Chambon Alias TerPacific
LE MOT DU VICE PRESIDENT DE L’AIMSA :
A l’heure ou la loi DADVSI vient de passer en France et dans des conditions inacceptables pour les libertés individuelles, il ne fait plus aucun doute que tout a été fait dans un but unique, qui n’est pas de protéger les droits d’auteurs mais de protéger les profits gigantesques d’une minorité de parasites économiques qui vivent grassement grâce au travail des artistes.
De nombreux artistes (qu’on ne verra pas au journal de 20H) n’ont plus confiance en la Sacem pour protéger leurs droits.
La Sacem qui a participé très activement à ce résultat en partenariat avec les Majors et l’industrie du disque.
Aujourd’hui l’argent et les médias sont contrôlés par quelques personnes qui ont tout pouvoir dans le système économique inégalitaire en place.
Le seul média qui restait libre est Internet mais ils font tout pour le faire rentrer dans le rang en utilisant comme prétexte le téléchargement illégal.
Leur action va bien au-delà du téléchargement illégal puisqu’ils en profitent pour s’attaquer aux libertés individuelles des citoyens dans le seul but d’accroître leur monopole et leurs profits personnels.
Dans ces conditions il est ridicule de croire qu’il est possible de négocier avec eux pour déboucher sur des règles justes et équitables et c’est pour cela que je me suis lancé dans l’aventure AIMSA « NO SACEM INSIDE ».
Avec l’AIMSA nous arrêtons de perdre notre temps pour améliorer le système actuel, nous sortons de ce système inadmissible pour créer un nouveau système indépendant.
Nous allons donc prouver que sans moyens financiers et sans les médias, avec quelques neurones, on peut encore proposer une alternative au système musical actuel pourri par l’argent facile.
Notre action ne peut s’adresser bien sur qu’aux artistes Non inscrits à la Sacem.
Nous avons assez parlé de la Sacem et il est temps de rentrer dans l’ère NO SACEM INSIDE !
Jean François Le Hir Alias Djjeffouille








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