Le film s’intitulera “U2 3D”. Sa date de sortie a été fixée au 25 janvier prochain. La direction du tournage a été assurée par Mark Pellington qui avait notamment réalisé le clip de “One”.
Le tournage du film a eu lieu en Amérique du Sud durant leur tournée Vertigo Tour. Cette dernière s’est étalée sur les années 2005 et 2006.
Rappelons aussi que leur légendaire album “The Joshua Tree” vient d’être réédité. Cette réédition est sortie le 3 décembre dernier via Universal.
Le film repose en effet entièrement sur le répertoire des Fab Four. Bien évidemment, les «survivants» - Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono - ont dû donner leur consentement. Ensuite a été élaboré un casting d’acteurs-chanteurs, avec quelques invités en prime. La recette avait d’ailleurs très bien marché sur «Moulin Rouge», où l’entendait chanter Nicole Kidman et Ewan McGregor, mais encore les professionnelles Cristina Aguilera et Kylie Minogue.
Des acteurs chantant fort bien
La bande originale d’«Across the Universe» propose donc un vrai tour de force: plus de la moitié des titres sont (très bien) interprétés par les acteurs, de Jim Sturgess à Evan Rachel Wood (elle est l’actuelle girlfriend de Marilyn Manson, à se demander si elle a pris des cours de chant très particuliers).
Ils ont été soumis à la production inventive de T-Bone Burnett, réputé pour son travail sur «O’Brother» (un film très réussi, avec George Clooney) ou pour l’album de blues réunissant Robert Plant et Alison Krauss. Certes, les versions de cette b.o. ressemblent souvent aux originaux. Mais elles savent parfois être étonnantes, comme ce «Let it be» gospellisé, ce «I’ve just seen a Face» countrysant ou le détonnant et rageur «Helter Skelter».
Invité prestigieux de ce casting: Bono
Le leader de U2 interprète un «I am the Walrus» aux côtés de Secret Machine ou «Lucy in the sky with diamonds». Chacun se sort plutôt bien dans l’exercice de la reprise. Mais est-il possible, aujourd’hui, de faire mieux que les Beatles? «Ça n’a pas tellement de sens», relève Gérard Suter, musicien et producteur de Radio Paradiso sur la Radio suisse romande, «ce qui s’est fait à l’époque était tellement parfait que ça satisfaisait tout le monde. Chacun de nous est tombé amoureux des chansons des Beatles instantanément. Quand on écoutait pour la première fois «Help», c’était une bombe atomique dans notre sono. Chaque album était une révolution. On ne peut que se réapproprier les chansons des Beatles et pourquoi pas d’ailleurs. Elles sortiraient un peu parfois d’une certaine grisaille qui nous entoure».
Aujourd’hui, des milliers de productions dans tous les styles différents sortent au grand jour. Mais que représentent encore les Beatles? «Ce qu’ils représentaient déjà à l’époque», poursuit Gérard Suter. «Je suis né en 1950. Leur premier disque date de 1962, j’avais onze ans. Chaque album a toujours été un choc, car les chansons étaient très différentes les unes des autres. Elles présentaient une nouvelle facette d’un groupe incroyablement créatif, très pop dans sa structure musicale, qu’on opposait constamment aux Stones. La beauté de leur mélodie est insensée et la production était phénoménale. Il y avait une alchimie entre Lennon et McCartney qui faisait qu’à chaque chanson des Beatles, il y avait un petit monde qui s’ouvrait», raconte l’homme de radio.
A quoi sert une reprise?
Mais si les Beatles étaient si créatifs, si avant-gardistes, à quoi sert une énième reprise? «On dit que ça peut apporter un nouveau regard et que ça pourrait permettre à ceux qui ne les connaîtraient pas de les découvrir par ricochets. Est-ce que ça fonctionne? Je n’en suis pas convaincu. Je ne sais pas à quel point la curiosité pousse à réécouter les versions originales, qui sont très inscrites dans les années 1960.»
Les seize chansons offertes dans cette bande originale sont certes plaisantes, mais elles ne surpassent évidemment pas l’original. Alors, à quel moment une reprise devient intéressante? «A partir du moment où elle propose une relecture très personnelle. On peut très bien s’approprier une chanson. Quand Nina Simone chante «Ne me quitte pas» de Jacques Brel, elle l’habite vraiment. C’est comme si elle l’avait écrite. Quand Joe Cocker reprend à Woodstock «With a Little Help from my friends», il la réinvente pour lui. Elle lui colle à la peau. A ce moment-là, on peut le faire. Mais il faut reprendre une chanson qu’on est capable de réinventer, autrement, ce n’est pas la peine.»
Quant à savoir si Bono, et les autres interprètes du film ont su, ou pas, réinventer le répertoire des Beatles, c’est tout le débat promis aux spectateurs de «Across the Universe», film par ailleurs «jubilatoire»



Quel regard portez-vous sur «Oxygène», trente ans après? J’ai forcément un rapport affectif lié à cette musique qui a bouleversé ma vie personnelle et artistique. Ça m’a montré pourquoi je faisais cette musique et pas une autre. On a toujours considéré la musique électronique comme froide, robotique, alors que j’étais obsédé par le côté sensuel et organique des instruments.
Vous avez été un précurseur de la scène électronique. Que pensez-vous des suiveurs, comme Daft Punk? Des groupes comme Daft Punk ou Air s’en sont sortis parce qu’ils sont de bons musiciens. Il n’y a pas de notion de progrès en matière de musique. Chaque génération apporte son lot de talent. Mais la musique électronique a charrié beaucoup d’ambiguïtés. On en a parlé à travers les DJ, or, au départ, ce ne sont pas des musiciens mais des passeurs de musiques des autres. Ce n’est pas du tout péjoratif mais c’est une autre activité. Ensuite, ces DJ ont voulu faire de la musique. Ce n’était pas très convaincant parce que ça n’était pas leur truc. On a tendance à assimiler la musique électronique à celles des dancefloors mais elle n’est pas un genre en particulier. C’est une manière de faire de la musique.
Qu’est-ce qui motive un nouvel album? Souvent, des impulsions, des envies. Pour «Téo et Téa», j’ai traversé une période un peu compliquée dans ma vie privée et professionnelle et j’ai eu envie de faire un album assez dynamique, en utilisant des rythmes de dancefloor. Ce n’était pas un virage, juste une expérience. La notion de renouvellement est très dangereuse dans le trajet d’un artiste. Un artiste ne peut pas se renouveler; il a une chose à dire et il la dit toute sa vie de manière différente. Je pense qu’il est bon parfois de revenir à ses racines pour voir où l’on est sur le plan de l’identité artistique. Revisiter «Oxygène», psychanalytiquement parlant, m’a certainement fait du bien.
Vous êtes un pionnier et, pourtant, vous traînez une image de ringard. Comment l’expliquez-vous? Je connais ça depuis toujours. A l’époque, «Oxygène» a été refusé par toutes les maisons de disque, c’était un ovni arrivé en pleine époque disco et punk. Je n’ai jamais été ni dans un mouvement ni reconnu comme appartenant à une vague particulière. Et les grands concerts que j’ai pu faire m’ont collé une image superficielle. On m’a souvent jugé sur les images de feux d’artifice sans nécessairement voir les raisons pour lesquelles je le faisais. On ne peut pas plaire à tout le monde et, finalement, je vis très bien avec cet état de confusion. Quand vous durez, forcément, à votre troisième album, vous êtes un vieillard. Alors à votre quinzième, c’est l’époque des dinosaures…
Pourquoi avez-vous si longtemps privilégié les concerts à l’extérieur? Il y a plusieurs explications. D’abord, j’ai un côté un peu claustrophobe, et puis la musique électronique est une musique de laboratoire, de studio. On a envie de sortir, parfois. La troisième raison, plus profonde, c’est que j’ai envie d’entendre cette musique en extérieur. On est dans une époque où les lieux de concert cessent d’être des théâtres pour devenir des salles de congrès: il y a un congrès de parti politique le lundi, un match de boxe le mardi, une réunion de publicitaires le mercredi, et vous passez le jeudi, dans des ondes qui sont un peu contradictoires. Instinctivement, j’ai voulu investir des lieux plus vierges.
Interview réalisée par Karine Vouillamoz pour Le Matin Dimanche
Produit par Brian Eno, le quatrième album de Coldplay devrait débarquer au premier semestre de l’année 2008. Il succédera à “X&Y” qui était sorti en 2005.
Pour l’instant, ils sont en train de s’occuper de la réalisation de la pochette et du livret. Dans le même temps, ils préparent une tournée mondiale qui peine à se dessiner semble-t-il. C’est la mise en place du show qui prend plus de temps que prévu.
Aucune date n’a encore été annoncée. Cela devrait se préciser au début de l’année prochaine peut-être quand ils annonceront le titre de l’album ainsi que sa date de sortie.
En attendant, Coldplay vous offre une chanson pour Noël. Il s’agit d’une reprise du “2000 Miles” des Pretenders datant de 1983 que le groupe avait déjà sorti en 2003 via téléchargement. Elle est en écoute sur le site internet du groupe.

Lors d’une interview accordé au Monde, Radiohead revient sur le “coup” qu’ils on fait avec leur mise à disposition de leur album sur internet au libre prix fixé par l’internaute.
“Nous avons toujours essayé de rester créatifs au-delà de la musique” Expliquent ils. Leur principal but aurai été de garder la maîtrise de leur musique et de l’offrir au même instant pour tout le monde! C’est ICI







