
Interview…
Il y a un an, tu étais encore une artiste assez underground. Et puis depuis peu, on te voit faire des duos avec Michaël Youn, des interviews chez Cauet… Quelle métamorphose!
Pas vraiment. J’ai toujours cherché à toucher le public le plus large possible, à évoluer vers quelque chose de très populaire. tu sais, quand j’étais enfant, je me déguisais en Madonna devant ma glace. Et cette chanteuse est restée mon modèle de réussite. C’est l’icône ultime, qui a marqué des générations entières.
tu as tourné récemment avec Mika, une autre icône pop.
C’était incroyable: 20 dates, 5000 personnes en délire chaque soir… Et Mika a été adorable. Depuis on s’envoie des messages régulièrement. Je jouerai à nouveau avec lui à Londres, en février.
Comme lui, tu sembles vouer un culte aux années 1980.
J’ai grandi à cette époque, et c’est vrai qu’elle m’a beaucoup marquée. J’adore jouer sur les codes esthétiques et musicaux des années 1980.
Mais ce style vestimentaire très «Véronique et Davina», c’est du second degré?
Non, pas du tout. Je suis fan de baskets freestyle, de leggings argentés et de grands T-shirts. Ce n’est pas un personnage que je me suis créé, c’est une partie de ma personnalité. Il ne faut pas imaginer pour autant que je suis tous les jours en fluo. Comme toutes les autres filles, je porte aussi des robes et des talons!
On t’ imagines assez bien faire des soirées pyjamas entre copines, en regardant «Flashdance».
Ah, «Flashdance»… C’est le film qui a le plus marqué mon adolescence. Avec ma meilleure amie, on le regardait en boucle. Et d’ailleurs, il n’y a pas longtemps, une journaliste de Rock Mag m’a offert la b.o. du film! J’étais aux anges…
tu as repris un tube des années 1980, «A cause des garçons». Et, à t’ écouter, on a l’impression que tu as une sérieuse dent contre eux!
Là, par contre, c’est vraiment un genre que je me donne! En fait, j’adore les garçons et je ne prétends pas du tout passer pour une chanteuse féministe. Le féminisme est un combat louable, mais personnellement je préfère mener mes petits combats à mon niveau. Comme parrainer une association de prévention contre les MST, Solirace.
Dans «Les femmes», tu clames ton attirance pour les filles. Et, dans «Mon meilleur ami», tu évoques ton goût pour les sex-toys. C’est de la provoc gratuite?
J’adore brouiller les pistes, alors j’invente souvent. Je ne cherche pas à me dévoiler complètement. Les sex-toys, j’en ai, c’est vrai. Mais ce ne sont pas mes meilleurs amis, loin de là. Si je parle du plaisir féminin, c’est juste un clin d’oeil à ma génération.
Dans «85A», tu accuse Pamela Anderson de t’ avoir donné des complexes.
Oui, j’ai été très longtemps complexée à cause de ma poitrine. A chaque fois que je regardais «Alerte à Malibu», je me demandais: «Est-ce que ça va finir par venir?» Et ça n’est jamais venu. Mais j’en ai fait le deuil et aujourd’hui je l’accepte très bien. A travers cette chanson, je voulais rendre hommage aux petits seins.
Je comprend, c’est louable, accordons nous une minute de silence en hommage au petit seins.
Dans le même morceau, tu dis que tu as l’intention de devenir une «icône». tes amis bretons ne trouvent pas que tu as un peu pris le melon?
Non. Par contre, c’est vrai que mes amis de Bretagne pensent souvent que je suis pétée de thunes parce que je passe à la télé. C’est faux! D’ailleurs, je suis encore locataire.
En Bretagne?
Oui. Je vis à Saint-Julien, un petit village près de Saint-Brieuc. Et, si je dois un jour investir dans l’immobilier, ce sera dans ce coin! J’ai besoin du calme, de la proximité de la forêt. Tout cela ne m’empêche pas de venir passer deux à trois jours par semaine à Paris. Mais je tiens à me protéger face à toutes les sollicitations et les pressions de la vie parisienne.
Un icône je ne sais pas, mais tu es dejas repris voir parodié, un grand blogueur canin (www.poupoudou.com) t’a même fais un clin d’oeil dans un podcast. Qu’en as tu pensé?
J’ai adoré.
Ce sera le mot de la fin.








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