
Comment définiriez-vous cet album?
Il est plus intime, les paroles sont plus posées. Durant l’enregistrement du disque précédent, j’étais un peu perdu, je cherchais la fuite. Pour celui-ci, je fais beaucoup plus face à la réalité.
Il y a toujours cette facilité à trouver la mélodie entêtante.
Rien ne me conforte plus qu’une mélodie que j’ai envie de répéter.
Où sont nées ces chansons?
Dans mon salon. C’est toujours le même rituel: j’ai une idée, j’allume mon magnéto, je l’éteins, puis je mange un sandwich. Mais je n’écoute pas ce que j’ai enregistré. J’ai des tonnes de cassettes avec des mélodies de trente secondes! J’ai puisé là-dedans pour «Lucky», mais 30% de ces idées sont pas mal, 60% supernulles et 2% vraiment bien, et pour trouver cette petite partie il a fallu tout écouter! Sur le nouvel album il y a donc des petits bouts qui datent de huit-neuf ans.
Toujours convaincu que vivre de sa musique est le meilleur job du monde?
Non! Enfin… il y a un seul désavantage: les tournées, et donc ne pas être chez soi. Ma copine est super pour ça, mais j’ai toujours de la peine à quitter la maison.








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