Grand homme de la chanson française, Henri Salvador, décédé mercredi à l’âge de 90 ans, avait composé et interprété d’innombrables succès populaires tels que “Syracuse”, “Une chanson douce”, “Zorro est arrivé”, “Le lion est mort ce soir”, “Faut rigoler”, “Juanita Banana”, “Le Travail, c’est la santé”.

Il avait fait ses adieux à la scène au Palais des Congrès à Paris, en décembre 2007. Formé à l’école des grands musiciens noirs américains et de Django Reinhardt, ce guitariste accompli était un artiste multiple : “J’ai fait du jazz, des sketches, des chansons drôles, des comptines, du music-hall, de la télévision”, aimait-il répéter. Avec Boris Vian, il avait introduit le rock en France (”Rock Hoquet”, 1957) et composé quelques perles dont “Rock and roll mops” et “Blouse du dentiste”.
Né le 18 juillet 1917 à Cayenne (Guyane), Henri Salvador était le fils d’un percepteur d’ascendance espagnole et d’une mère guadeloupéenne d’origine indienne, installés à Paris en 1924. A l’âge de 11 ans, il découvre Armstrong et Duke Ellington, c’est son premier choc musical. Engagé en 1935 par Django Reinhardt, il part en tournée en 1938 en Amérique latine avec Ray Ventura, et sera une vedette au Brésil. Après la guerre, il monte son propre orchestre, publie son premier disque, “Maladie d’amour” (1947) et obtient un double grand prix de l’Académie Charles Cros. Dans les années cinquante, Henri Salvador commence une carrière de fantaisiste à l’A.B.C, temple du music-hall parisien. Il donne des récitals à guichets fermés, salle Pleyel, au théâtre Daunou, à l’Alhambra, et multiplie les tournées à l’étranger (Italie, Etats-Unis).
A partir de 1961, le chanteur offre à la télévison de grands shows inimitables, “Salves d’Or” (1968), “Dimanche Salvador” (1973). Il devient aussi l’idole des enfants avec notamment “Les Aristochats” (troisième prix Charles Cros, 1971). Entre-temps, il fonde en 1962 avec sa femme Jacqueline sa maison de disques, puis deux ans plus tard sa marque “Rigolo”. Vingt ans plus tard, il retrouve la scène à Pantin et la SACEM lui décerne le Grand prix de l’Humour (1987).Inépuisable, le chanteur au rire tonitruant publie jusqu’à la fin plusieurs albums — “Monsieur Henri” (1994), “Chambre avec vue” (2000), “Révérence (2006) —, et se produit encore sur scène. En 2001, Henri Salvador avait épousé en deuxième noce la productrice de télévision Catherine Costa. Il avait publié son autobiographie “Toute ma vie” (1994), qu’il résumait d’une phrase : “Rigoler, c’est aussi un métier”.








5 commentaires
C’est triste.
Comme si sans la scène elle ne pouvait plus vivre.
Un grand monsieur nous quitte.
Il avait toujours la banane et le transmettait a tout le monde.
Repose en paix !!!!
C’est con. On peut pas dire qu’on ne s’y attendait pas dans la mesure où il était quand même relativement âgé…reste que ça fait bizarre.
Au chapitre de ses bienfaits, on peut tout de même souligner qu’il était (en partie) l’inventeur de la bossa nova.
Ben ciao l’artiste :/
Oulah, je suis pas sur que cet article ait sa place ici. J’espere que ce n’est pas une nouvelle ligne editoriale du site qui se voudrait plus generaliste, voire fourre tout. Franchement Henri Salvador… Sinon le dernier album de Jennifer est tres tres bon
Oups, autant pour moi… j’edite car je n’avais pas vu que j’etais sur Zik4zik, donc maintenant tous les blogs apparaissent dans Netvibes ?
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