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Écrit par
Damien

Le dernier Coldplay, chanson par chanson

Lundi 16 juin 2008 à 12:20 | Dans la catégorie Nouveautés

Ainsi donc, X&Y aurait été le dernier volet d’une trilogie amorcée avec éclat en 2002 par Parachutes, puis A Rush of Blood to the Head, annonce Chris Martin, qui ajoute que Viva la Vida verra le groupe se réinventer. Pour y parvenir, Brian Eno assure la coproduction avec le groupe.

Loin d’être une transformation sur le fond, la fraîcheur qui accompagne les 13 nouvelles chansons est purement esthétique. Les coins arrondis, les nouvelles couleurs et les atmosphères raffinées cachent mal les vieux trucs d’écriture du groupe. Au plaisir des fans, pourrions-nous présumer: le jour de sa sortie en Grande-Bretagne, Viva la Vida a trouvé 125 000 acheteurs! Analyse…

Life in Technicolor

Un titre instrumentale en introduction qui souffle le chaud et le froid. Le chaud: Brian Eno se remarque en maquillant le piano et le synthétiseur dans une ritournelle répétitive confortable et planante. Le froid: lorsque la guitare sèche, puis la basse, s’invitent, ça sonne immanquablement comme du Coldplay. Agréable, mais pour l’originalité, on repassera.

Cemeteries of London

S’il faut chercher des influences latines sur ce quatrième album, c’est ici qu’on les trouve. Précisément dans les battements de mains façon flamenco qui rythment cette composition brute, portée par un choeur en forme de chanson à répondre, chutant dans une finale en guitares distortionnées et quelques notes de piano. Voilà une bonne chanson qui n’aurait pas trouvé sa place sur les trois précédents albums du groupe, ce qui laissait présager le meilleur pour la suite.

Lost!

Chanson pop pastorale au tempo modéré, habile dans sa mélodie. L’orgue d’église occupe toute la place, la basse de Guy Berryman s’installe en contrepoids, le rythme, chaloupé et doucement entraînant, porte une mélodie d’une grande efficacité. Sous ses habits inédits (pour le son du groupe) se cache une de ces chansons dont Coldplay a le secret, du genre qu’on écoute une seule fois pour ne plus l’oublier.

42

42, comme la réponse à “la grande question sur la vie, l’univers et le reste”, une farce du roman Hitchickers’s Guide to the Galaxy? En tout cas, le thème récurrent de Viva la Vida, la mort, y est ici glorifié… avec toute la banalité dont Chris Martin, l’auteur, est capable. Une demi-bonne chanson: les violons noient le poisson dans la première moitié, alors que le rythme (le jeu de batterie) et, surtout, la guitare, sont très affirmés. La montée rythmique instrumentale évoque brièvement Radiohead.

Lovers in Japan/Reign of Love

Du Coldplay classique, avec les guitares éthérées à la The Edge, un rythme soutenu, les accords plaqués d’un vieux piano droit en arrière-plan. À la fois rafraîchissant dans la réalisation irradiante d’Eno et terriblement familier pour les fans du groupe. En second lieu, Reign of Love démarre sur des arpèges de piano, tirant dans ses sillons des nappes de guitares discrètes qui se lèvent doucement. Comme si Chris Martin nous chantait une berceuse.

Yes/Chinese Sleep Chant (cachée)

Dix secondes de violons, puis les guitares, slide, acoustique. Au bout de 40 secondes, Chris Martin semble avoir mué, sa voix est basse, très différente. Les violons se ramènent pour ajouter une couleur arabisante, puis la batterie, hargneuse, ajoute au pop-blues lugubre de Yes. Les guitares électriques sont ramenées à l’avant dès l’intro de Chinese Sleep Chant, la voix de Martin retrouve son perchoir, le batteur augmente la cadence. La plus “rock” de l’album. Sans la voix, on croirait entendre le U2 de All You Can’t Leave Behind.

Viva la Vida

À la première écoute, le jugement est sévère: un hymne pop à numéros, exactement ce genre de chanson conçue pour le rappel d’un concert dans un stade (brevet: Martin&Co.). Mais elle se laisse apprécier, dans le détail de la réalisation de Brian Eno, fin alchimiste des sons, qui trouve l’équilibre idéal entre le refrain pompier, le chorus final et les arrangements simples mais somptueux.

Violet Hill

Choix étonnant pour un premier single. Pas la plus éclatante chanson de Viva la Vida, mais une composition assez robuste qui tend plutôt à mettre en valeur le rôle du guitariste Jonny Buckland - c’est d’ailleurs le premier disque de Coldplay où on le remarque vraiment! - et du batteur Will Champion.

Strawberry Swing

Le seul intérêt de cette chanson au tempo retenu est dans la réalisation d’Eno. Sur Strawberry Swing, Coldplay nous refait Trouble (de l’album Parachutes) ou The Scientist (A Rush of Blood to the Head), en changeant le titre et en rangeant le piano. La recette, éprouvée: voix affligée, batterie au tempo retenu, guitare-tapisserie, lente progression qui met l’accent sur le mélo de la composition. Qui, déjà, disait que le groupe voulait se réinventer?

Death and All His Friends

Viva la Vida se termine de forte manière avec Death and All His Friends, l’une des chansons les plus efficaces et poignantes de l’album. Coldplay s’amuse ici avec la structure, nous invitant d’abord en terrain connu - une première portion style ballade piano/voix, puis une chute en grande partie instrumentale, rock presque progressive, en tout cas dans l’esprit, puis un dernier chorus franchement spirituel, très justement interprété par Martin et ses confrères. Si toutes les chansons de l’album étaient aussi inspirées…

The Escapist (cachée)

La vraie dernière chanson de Viva la Vida boucle la boucle en reprenant les motifs électroniques, vaguement kraftwerkiens, de Life in Technicolor en introduction. Encore une fois, Chris Martin nous fait le coup de la berceuse, et on mord. Simple, jolie, envoûtante.

10 commentaires

  • dfmz 16 juin 2008 à 13:07

    Du commercial, comme les albums précédents, quoique un poil plus gai. Brèf, idéal pour faire mouiller les fans de Chris Martin pendant l’été. Au passage, il est déja pris, les filles. Faites vous une raison.

    Brian Eno aurait mieux fait de rester couché (ou alors il avait vraiment besoin d’argent)

    Amateurs de bonne musique, passez votre chemin.

     

  • Gwendal 16 juin 2008 à 13:20

    album qui s’écoute bien mais pas de grande musique non plus, pop facile qui marche bien, aucune prise de risque ni de petit grain de folie.
    Aimant bien Coldplay il passe bien mais on ne trouvera pas une révolution musical.
    J’irais pas dire que c’est de la mauvaise musique comme  dfmz , pour moi il faut faire la part
    des choses, dans ce qui est médiathisé Coldplay est quand meme pas mal, ca ouvre une porte
    pour les gens ne connaissant pas trop le style vers des groupes moins connu ou pas de meilleur facture.

  • dfmz 16 juin 2008 à 13:32

    Je n’ai pas dit que c’était de la mauvaise musique, j’ai dit que c’était commercial. Parfait pour les cerveaux Coca Cola.

    J’aurais peut-être dû dire “dépourvu d’âme”.

  • lilielletune 16 juin 2008 à 15:05

    le mieux dans l’album c’est la pochette

  • Gwendal 16 juin 2008 à 18:21

    mouais, je ne serais pas aussi difficile, quand on voit la merde qu’on nous refile a longueur de journée a la TV ou radio, c’est quand même pas mal.
    Musicalement c’est pas transcendant je le reconnais mais sa
    reste agréable à écouter et c’est déjà ça.
    Et puis les gouts et les couleurs… 

  • Keizo 16 juin 2008 à 20:21

    Bah personnellement j’aime toujours autant coldplay et je ne les trouve pas mediathique comparé a ce que l’on peut trouver dans le commerce actuel.

    Un bon album qui change un peu des anciens mais c’est vrai on retrouve des morceaux des anciens albums mais ils veulent peut etre faire le changement en douceur en tout cas moi ca me deplait pas du tout ^^ et non je n’ai pas un cerveau coca cola comme une certaine personne le dirait.. des qu’un groupe devient connu on dirait que pour lui PAF c’est commercial un peu comme les chocapic..

  • dfmz 16 juin 2008 à 20:25

    Je suis allé chez Darty la semaine dernière acheter un grille-pain et j’ai trouvé leur musique étrangement adaptée aux circonstances. Le nouvel album fera merveille dans les allées de Super U.

    Ok, je vous l’accorde, ils ont progressé depuis leur dernier album: ils sont passés de Radiohead de solderie à U2 de solderie, mais ça ne suffit pas à faire oublier que M. Gwyneth Paltrow est responsable à lui tout seul de trois des albums les plus douleuresuement médiocres de ces dix dernières années.

    Mais bon, les goûts et les couleurs…

     

  • seachange 16 juin 2008 à 21:53

    pourquoi prendre coldplay pour l’archétype de la musique commerciale ? il y a beaucoup plus commercial que ça…

    ils ont fait 2 ou 3 bons singles genre yellow, le reste c’est grosso dans la même veine en moins accrocheur

    pas de quoi te traumatiser dfmz !

  • Keizo 17 juin 2008 à 8:35

    on dirait que dfmz met au meme niveau les groupes tel que tokio hotel lorie les L5 etc au meme rang que coldplay… faut arreter les conneries la =/ c’est bien un groupe ou je trouve que j’irais acheter leur cd parceque j’aime ce qu’ils font ! je trouve pas qu’ils ont la gueule du groupe commercial loin de la.

  • dfmz 17 juin 2008 à 8:52

    Plutôt les 2Be3, en fait.

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