Cela devait être le clip de la semaine, finalement ça sera un peu plus pour cette jeune artiste de 23 ans originaire du Kansas (E-U), j’ai nommé Janelle Monáe. Elle est présentée ces derniers mois par les magazines américains comme l’une des artistes à surveiller de près pour cette rentrée 2008. Elle a d’ailleurs sorti son premier EP “grand public” début août (aux E-U) intitulé “Metropolis : The Chase” co-signés par son label indépendant et, plus surprenant, par le label Bad Boy records, propriété d’un certains P.Diddy, qui la considère comme “sa signature le plus importante de sa carrière” et qui l’a donc faite signer en lui laissant une totale liberté créative, car cela semble être l’atout premier de la jeune femme : la créativité.
Rien est laissé au hasard du look smoking blanc avec la banane afropunk à l’univers futuriste dans lequel elle se projette pour véhiculer son message. Tout le concept autour de l’album est d’ailleurs à souligner. Outre l’univers futuristique inspiré de l’oeuvre de Fritz Lang et l’aspect visuel crée autour (site internet, vidéos, costumes, etc.), le format album a été repensé en conséquence à l’évolution du marché du disque. En effet, l’album a été pensé comme une série de 4 mini albums (EP) à suivre comme une série TV avec des chapitres différents, un son toujours “frais” et différent dans l’espoir de garder l’attention de l’auditeur. Je vous ai parlé de Janelle, de son univers, du concept de “Suite Release” et la musique dans tout ça ? Pendant que le R’n'B se mord méchament la queue et que la soul n’en finit plus de nous servir des clones d’Amy Winehouse plus ou moins intéressantes, Janelle Monáe apparait un peu comme l’Ovni musical que tout le monde attendait.
Ce n’est pas du rock, ce n’est pas de la soul ni du R’n'B. Musicalement, c’est un peu la rencontre d’une Lauryn Hill et d’une Judith Garland avec l’ambiance barrée des Outkast. Et que dire de ses prestations scèniques, si ce n’est que James Brown a du prendre possession de son corps, même le moonwalk ne lui resiste pas. Janelle est inclassable avec son mélange de rock, funk et soul servi sous forme d’opéra futuriste dans lequel elle joue une androïde dans une love story impossible (Violet Stars Happy Hunting). A noter, le morceau “Sincerely, Jane“, remarquablement produit avec la présence d’un orchestre.Sorti de son contexte, chaque morceau comporte un message social fort que n’a pas manqué de souligner Barack Obama, de passage sur le myspace de l’artiste (il semblerait que c’était vraiment lui !).En résumé, Janelle Monáe est une artiste extra-terrestre à surveiller de près car elle risque de faire parler d’elle très bientôt !







3 commentaires
Ca donne envie d’en entendre plus, d’en voir plus. On retrouve beaucoup d’influences mais c’est diablement intéressant…
Sa manière de danser me fait penser à celle du chanteur du groupe OutCast, dans le clip de “Hey Ya”. Trop de sons différents je trouve, j’arrive pas à accrocher.
Ah visuellement c’est carrément dans l’esprit Outkast, je trouve ça marrant. Et la zique est phénoménale je trouve, j’écoute l’ep en boucle. Vivement l’album !
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