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Écrit par
celina

Private Domain // Musical Patchwork

Jeudi 2 avril 2009 à 12:30 | Dans la catégorie Chroniques, Nouveautés

Je suis toujours fascinée par ceux qui ont de l’ambition mais lorsqu’ils ont talent, cohérence et humilité.  Savoir mener un projet ambitieux à son terme et que le résultat soit une réussite n’est pas la chose la plus facile du monde à réaliser. Mais c’est possible quand c’est cohérent.

La cohérence est surement ce qui, de mon point de vue, fait défaut à Private Domain, un projet musical du label Naïve, que j’ai écouté plusieurs fois, en boucle ces deux derniers jours. Private Domain est un projet musical qui a réuni différents artistes compositeurs, producteurs, chanteurs pour réinterpréter certains morceaux de compositeurs comme Purcell, Mozart, Bach ou encore Rameau.

iko/marc collin/paul et louise “Here in this place”

La directive artistique semble avoir été celle d’en faire une interprétation moderne. C’est à dire avec des sons et des rythmiques d’aujourd’hui etc. Pourquoi pas. Je ne suis pas une puriste qui pense que on n’a pas le droit de toucher à l’œuvre de Mozart. Je pense bien au contraire que ces initiatives sont bonnes. Mozart l’Egyptien est un exemple de réussite.  Les arrangements mixant musique orientale et partitions de Mozart ont apporté quelquechose de nouveau, de frais qui n’avait jamais été apporté aux compositions. Et ça a permis d’apprécier sous un autre angle des morceaux que, pour ma part, j’avais écoutés des centaines de fois, lorsque j’étais une élève studieuse du conservatoire.

Après l’écoute de l’album de Private Domain j’ai eu la sensation de quelquechose d’inabouti. Les adaptations n’apportent pas grand chose aux œuvres originales, malgré de bonnes idées et une assez bonne production. Il y a  de jolis morceaux, lorsqu’ils sont pris individuellement : par exemple j’ai apprécié le travail d’Emilie Simon pour « Remember me » sur une musique de Purcell.  Mais dans l’ensemble ça reste un projet assez inégal, un patchwork d’adaptations très différentes, de résultats parfois convaincants, parfois inintéressants.

Je pense que la qualité d’un projet réside au départ dans la vision globale qu’on en a. Dans le sens qu’on veut lui donner. Dans les émotions qu’on veut transmettre. Le projet Private Domain manque de sens, en fait d’une bonne réalisation artistique. Le travail qui permet de nous faire comprendre qu’en écoutant le premier titre on a ouvert la porte d’un nouvel univers et qu’on ferme cette porte en écoutant la dernière seconde du dernier morceau.

Myspace

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